La danse orientale remonte au temps de l'Egypte ancienne. Elle était pratiquée dans les temples en célébration aux Dieux et Déesses. Elles garde une constante corrélation avec tout le mysticisme des divinités qu'offrent les croyances de l'Orient. Les danseuses, simplement parées d’une courte jupe ou d’une ceinture et de bijoux, ondulent en cadence et exécutent des figures qui soulèvent l’admiration du public. Roue, pont et saut périlleux font partir de la danse. Les homme aussi dansaient et réalisait de véritables acrobaties.
Les hommes et les femmes dansaient séparément. Considérée comme la plus ancienne danse au monde, elle a pris ses racines au sein de certains rites de la vie quotidienne et en offrande à la déesse Hathor. Déesse de la fertilité et protectrice de Haute Egypte du 7ème Nome, Hathor était souvent associée à la déesse Bât, dont le culte était la fertilité, les femmes, l'accouchement, la danse, l'ivresse et la joie.
Déesse de la fécondité,Hathor est assimilée à la vache pour sa durée de gestation qui est proche de celle de la femme. Elle est la protectrice de la nécropole de Thébes. Elle est aussi la déesse de la musique, de la beauté et de l'amour. Hathor est la fille de Nout et Râ. Au début de la mythologie égyptienne, elle était la mère du dieu de ciel Horus, mais plus tard elle fut remplacée par Isis. Hathor est alors devenue la protectrice d'Horus. Hathor était souvent symbolisé par le roseau de papyrus, le serpent et une crécelle égyptienne connue sous le nom de sistrum.Son nom semble signifier "la maison d'Horus", Hathor était souvent considéré comme la mère du pharaon égyptien, qui se nommait lui-même "le fils d'Hathor". Le peuple égyptien a été passionné de musique, de chant et de danse. Sans aucun doute, il compta des musiciens accomplis, connaissant une vie musicale intense, religieuse surtout, mais aussi profane.
Les parois de temples et de tombes, mais aussi les objets de la vie quotidienne, livrent de nombreuses représentations de musiciens et de danseurs, cequi nous peut confirmer que la musique occupait une place importante dans la société égyptienne. Chanteurs, danseurs et musiciens intervenaient non seulement lors des fêtes propres à chaque sanctuaire mais également à l'occasion de festivités mêlant sacré et profane : celles en rapport avec les événements de l'année agricole, celles organisées en souvenir d'épisodes de la vie des dieux ou encore celles célébrant un événement marquant du règne du pharaon tel son jubilée ou fête Sed.
Concerts et danses agrémentaient également les fêtes de village organisées à l'occasion par exemple, des naissances et des mariages, ainsi que les banquets si souvent représentés sur les murs des tombeaux. La danse exprime la joie de vivre, l'eveil et la féminité. Bien plus qu'un simple mouvement de hanche, elle est riche en tradition et en évolution permanente.
Cette discipline de nos jours connaît un véritable engouement dans le monde entier et notamment en France. Elle propose en outre une gestuelle dont les racines plongent très profondément dans le passé de l'humanité et qui rappelle des mouvements issus d'autres danses, danses contrées. D'où la fascination qu'elle exerce sur tous ceux qui viennent à elle. Les Danse Orientales gardent aussi en elles une grand part de mystère, c'est pourquoi on les qualifient de culture à part entière.Que ce soit le style classique, fusion, ou contemporain, elles suscitent un intérêt profond au delà des paillettes et méritent leur enseignement.
Sous l'Ancien Empire les danses semblent, calmes et décentes. Des femmes effectuaient une marche simple ou se tenaient sur la pointe des pieds, les bras en corbeille au-dessus de la tête ou levés de manière oblique. Enfin, certaines chorégraphies peuvent être qualifiées de véritables tableaux vivants. Une scène du Moyen Empire représente cinq jeunes filles transposant en une gesticulation acrobatique "La chanson des quatre vents" dont le texte nous est connu par des recueils de formules religieuses.
Le pagne d'homme semble avoir été le costume ordinaire des danseuses de l'Ancien et du Moyen Empire. Colliers, bracelets, anneaux de cheville et couronnes de fleurs agrémentaient parfois leur tenue. Quand elles n'avaient pas les cheveux courts, ceux-ci étaient lestés d'un poids afin qu'ils produisent de séduisantes oscillations. Au Nouvel Empire les danseuses abandonnèrent le pagne court et étaient vêtues de longues robes de toile transparente ou, parées d'une riche perruque, decolliers et de boucles d'oreilles, n'avaient pour tout vêtement qu'une étroite ceinture de hanche. Les danses se firent plus turbulentes : frappant sur leur tambourin, agitant des castagnettes ou claquant simplement dans leurs mains, les jeunes filles tourbillonnaient et exécutaient des mouvements rapides et acrobatiques.
Au début du XXe siècle, la crise économique force les paysans à se rapprocher des villes. Ceux-ci avaient partagé au siècle dernier, l’art des ghawazi et des almées exilées. La danse leur permet d’exprimer leurs joies aussi bien que leurs douleurs. Peu à peu, ces nouvelles almées, d’origine populaire cette fois, vont créer des compagnies incontournables dans l’animation des fêtes. Elles dansent pieds à plat, ancrés dans la terre et effectuent peu de déplacements. On sent la lourdeur des bassins dans les tremblements. La danse avec des sagats (forme moderne des crotales) ou avec un lourd chandelier rempli de bougies allumées font partie de leurs prouesses.
Un autre style s’élabore dans les cabarets créés au Caire à partir des années 1920. Badia Massabni, d’origine syro-libanaise, ouvrit la première salle de spectacle à la mode européenne, “ le Casino Opéra ”. Dans ce lieu incontournable, les plus grandes danseuses connaîtront une renommée internationale : Tahiya Carioca (nommée
en 1956 à Cannes pour le film “ Chabab imraat ” - la jeunesse d’une femme), Samia Gamal (couronnée première danseuse d’Egypte par le roi Farouk), Naïma Akef (prix de la meilleure danseuse au festival de la jeunesse à Moscou en 1956, son portrait figure au musée du Bolchoï).
L’évolution du cinéma dans les années 1930 fera naître une danse, plus tournées vers l’Europe et Hollywood, à la demande d’un public colonial. Mais aussi d’un public égyptien, subjugué par les strass et les paillettes. Il est probable que la fascination pour ce qui est inaccessible, a contribué à la disparition progressive des almées populaires qui se produisaient dans leurs tenues quotidiennes. Les danseuses empruntent au ballet occidental la notion des déplacements, du travail sur les pointes, et étoffent leurs mouvements de bras. Elles ne se produisent plus pied nus.
La professionnalisation de la danse connaît alors une nouvelle étape dans le déchirement de l’Egypte, à la fois attirée par la culture occidentale moderne et par ses valeurs traditionnelles. Au début du siècle, l’Occident est aussi marqué par un autre rapport à la danse. Loïe Fuller, une danseuse américaine, met en place des chorégraphies avec de grands voiles de soie sur des jeux de lumière. Elle préfigure le mouvement de danse contemporaine dans le retour au geste naturel du corps en mouvement et non la distorsion recherchée en danse classique. Elle introduit un travail de recherche plus poussé que les spectacles dits “ exotiques ” de l’époque. Elle est la première artiste à se produire en solo et à proposer un éclairage à des fins purement esthétiques.
Les premiers écrits retrouvés sur la danse orientale sont ceux d'Européens datant du XVIIIe siècle, surpris par cette forme de danse. Il y avait à cette époque deux sortes d’artistes. Les almées (ad’ oualem), chanteuses danseuses et musiciennes cultivées ne se produisaient qu’en privé devant un public exclusivement féminin (dans les harems entre autres). Les ghâwazi, souvent d’origine étrangère, produisaient en public des danses beaucoup moins raffinées. Ce sont elles qui souvent sont représentées sur les tableaux des orientalistes. Elles dansent dans leurs habits quotidiens. Les principaux mouvements sont des saccades du bassin allant jusqu’au tremblement.
Si elle semble être aussi vieille que l’époque néolithique où l’homme avait besoin de rituels pour accompagner sa vie , la danse dite orientale n’a cessé d’évoluer, dans toutes les parties du monde, bénéficiant de l’influence des diverses migrations. C’est cependant à l’est du bassin méditerranéen qu’elle a atteint une grande subtilité.
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